Ginette Bureau

Biographie

(Saint-Ephrem-de-Beauce, le 29 juin 1943 – ) Écrivaine, Ginette Bureau devient estrienne à son adolescence. Ses expériences de travail sont nombreuses : secrétaire-comptable de 1960 à 1963 et secrétaire-archiviste aux Nations-Unies de 1963 à 1964, mère à temps plein de trois enfants, professeur-suppléant à la Commission Scolaire Morilac. En 1974, elle étudie au CEGEP pour ensuite s’inscrire à l’Université de Sherbrooke, tout en pratiquant l’écriture quotidienne : poèmes, romans et journal. En 1991, elle obtient un Baccalauréat en littérature avec mineure en rédaction française, majeure en littérature française, à l’Université de Sherbrooke. En 1994, elle termine une Maîtrise en création littéraire dont le sujet de recherche est la construction de la réalité, essai et récit. En 1998, on lui décerne un Doctorat en lettres françaises. Sa recherche portait sur le Moi de l’autobiographie et le Soi des rituels.

Après une expérience traumatisante de laquelle elle sort grandie, elle publie en 1979 Mona afin d’aider ceux qui vivent des situations sans issue. Ce livre plein d’espoir a connu un vif succès tant au Québec qu’à l’étranger. Publié en feuilleton dans quatre quotidiens du Québec, traduit en anglais et publié en France, Mona a connu plusieurs éditions en passant par le livre de poche et le club du livre. Elle publie en 1985 Je t’aime la vie. Ce récit est l’objet d’un film présenté dans le cadre Des Beaux Dimanches de Radio-Canada sous le titre Le Jardin d’Anna, et les droits ont été vendus dans plusieurs pays d’Europe et d’Afrique. Tous ses ouvrages ont un point en commun : ils font la promotion de l’amour, du partage, de la foi en la vie. En 1988, paraît Des Lendemains pour Francis, un récit épistolaire. Après son divorce, elle s’intéresse à l’étude de la construction de la réalité, de la perception, ainsi que du rôle de l’écriture dans sa vie. Le fruit de son mémoire de Maîtrise est paru sous le titre : Femme… Enfin! Comment crée-t-on sa réalité? Ses recherches au Doctorat l’amènent à s’intéresser à la partie éternelle de l’être. Elle analyse la perte du sens du sacré dans les rituels qui ne nous mettent plus en contact avec le divin en nous. Elle publie en 1999, Toucher le divin en Soi, des récits autobiographiques concernant le rituel le plus désacralisé de notre époque : le rituel amoureux. Elle ose un nouveau titre pour un de ses fils : L’Espoir, la foi, l’amour dans la famille : Mark paru chez Québécor en 2002. Ce livre raconte le passage de l’amour service à l’amour partage d’une mère et les effets sur la vie de son fils Mark. Les éditeurs en profitent pour relancer tous les titres précédents de l’auteure. Ginette Bureau est membre de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois.

Ginette Bureau offre des conférences dans les bibliothèques publiques et dans les centres de femmes. Elle parle de son cheminement, de ses convictions, de son inspiration et de sa foi dans la vie. Depuis quinze ans, elle rencontre des étudiants de niveaux secondaire, collégial et universitaire. Elle les entretient de son amour pour l’écriture, de ses expériences de vie mises en livres. Elle offre également des ateliers d’écriture : « La quête de Soi par son récit de vie. » Ces ateliers remettent aux participants non seulement le pouvoir de donner du sens à leur existence, mais, pour les plus âgés, la chance de léguer à leurs descendants l’histoire de leur vie. Quant aux ateliers pour adolescents, il s’agit d’une histoire tournée vers l’avenir. Conçu davantage pour aider les élèves en difficultés, cet atelier nécessite quelques rencontres. Dans un premier temps, avec des mots accessibles, l’auteure raconte l’influence de l’écriture dans sa propre vie. Elle démontre l’importance de rêver sa vie autrement, par le biais de l’histoire de Mona, un récit qui relate un dépassement. • À l’aide d’exercices spécifiques, l’élève est invité à découvrir l’histoire de vie qu’il a intériorisée. Quel récit de vie s’est-il construit à partir de messages reçus? • Découvrir le poids des déterminismes : familiales, sociales, psychiques, culturelles. • Trouver ensuite l’histoire du parcours de sa vedette préférée, les difficultés qu’elle a rencontrées et dépassées. • Quelle histoire aimerait-il projeter pour lui ? « Je défais l’histoire qui me colle à la peau, je me trace une autre histoire ». L’idée ici est de faire de ses déterminismes non pas des nécessités auxquelles il faut s’adapter, mais des limites à toujours dépasser.

Bibliographie

Prix et distinctions

  • 2006 – Prix Juge-Lemay, pour l’ensemble de son oeuvre
  • 1994 – Finaliste pour le prix Alfred-Desrochers, pour Femme… Enfin! Comment crée-t-on sa réalité?

Services

  • Conférences
  • Ateliers d’écriture
  • Rencontres en milieu scolaire
  • Rencontres grand public