Rendez-vous d’Howard – Les conférences de l’AAAE

Lors du prochain Rendez-vous d’Howard 2026, l’AAAE vous invite à la Maison bleue pour assister à 2 conférences données par Aline Élie et Arlette Langlois.

Samedi 5 septembre de 11 h à 12 h

Lettrée originaire de Normandie, Élodie Schoutteten-Rogeau arrive à Sherbrooke en 1937 et devient rapidement une figure reconnue de la vie culturelle et intellectuelle de Sherbrooke. Chroniqueuse et conférencière estimée, dont la vie est ponctuée de rudes épreuves, elle défend sans fléchir les causes qui l’animent, celles de la langue française et de l’accès des jeunes à la lecture. Rédigé par Arlette Langlois, petite-fille d’Élodie, avec la collaboration du chercheur Gabriel Martin, ce livre offre un premier panorama de l’histoire et des écrits de l’ardente bibliothécaire de Sherbrooke. Présentée par Arlette Langlois, petite-fille d’Élodie Schoutteten-Rogeau.

 

Dimanche 6 septembre de 11 h à 12 h / Maison Bleue / Gratuit

Bien qu’une montagne porte son nom, peu de gens connaissent l’histoire de Florence Louise Bradford (1890-1977) et le cran dont elle a dû faire preuve pour créer sa clinique de maternité. Elle y est arrivée grâce à son sens des affaires et à sa débrouillardise. Cette vaillante infirmière, très professionnelle, n’a jamais baissé les bras même dans les moments difficiles et son sens de l’humour a redonné du courage à plus d’une. Florence est une héroïne, une avant-gardiste, une anticonformiste, une défricheuse. Les jeunes femmes du 21e siècle ne peuvent peut-être pas s’identifier à elle ou en faire leur modèle, car sa vie se situe dans un cadre totalement différent. Cependant, il faut absolument se rappeler que nous lui devons une grande part de la liberté dont nous jouissons de nos jours. Florence a lutté contre les préjugés et les tabous qui, hier encore, écrasaient la société et plus particulièrement les femmes. Portée par son destin, elle a agi sur celui d’autres femmes. Dans sa grande maison dans la rue High à Sherbrooke, si les murs pouvaient parler, que nous raconteraient-ils? Des histoires de vies chambardées, toutes semblables, et toutes différentes à la fois. Des histoires de mères et des histoires d’enfants oubliés — mais ne peut-on jamais oublier ? Tout reste gravé dans le corps, dans le cœur, dans l’âme, si loin qu’on puisse en repousser le souvenir. En 1912, en 1935 et encore en 1950 ou 1960, la société rejetait ces femmes et leur enfant soi-disant illégitime.

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