Devant les éclats de sourire, je fronce le sourcil Trop de lumière m’éblouit
Les veilleuses les personnes silencieuses me tentent Cette allergie aux grands jours, aux ampoules criardes sorte de vampire
Dont les proies sont les idées et les mots
je vis comme une bestiole nocturne qui s’excuse d’exister
je préfère la vie de la nuit à celle du jour les scènes ne m’attirent plus
spectacles démontages lendemains des fêtes.
j’ai l’ennui nécessaire pour écrire des recueils; je me retourne dans le lit
mes yeux contre moi Mais jamais une arme
si c’était à refaire, je ne referais pas
J’ai les nuits et les solitudes sans amour Pour écrire des trilogies
Je retourne mon crayon contre moi Mais jamais une arme
bien que ce ne soit pas à refaire C’est peut-être à écrire
j’ai pressé mes nuits pour en faire cette amertume
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