Carcasse

Quand d’aube le jour se maquille se mettent à craquer chagrins s’allumant dans la chair
encore humide

mélancolie ourle mes yeux en mille saisons pluvieuses

je peine à retrousser les blessures vives
qui encombrent ma rétine
je peine à refermer plaies béantes de la terre

flaques de tristesse trouvent demeure en mes veines mon être tressaille d’insomnie
solitude incruste les plis de mon âme
mes cheveux de brumes
et de regrets mes obscurs souvenirs

je voudrais calciner amertume
apaiser cœur qui ne sait plus accueillir ni orage ni tumulte
reposer ma tête mon cœur
sur doux petit nuage retrouver paix
et affronter le jour

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