Je marche — corps en veille
funambule sur fil du silence
Le bitume sue des souvenirs chauds
baisers oubliés sur lèvres anonymes
L’obscurité me colle à la peau
m’engloutit dans un râle de néons
et l’enfance tremble encore
dans les plis de mes cils
La lumière s’effiloche dans mes paumes
J’entends silence chanter dans mes os
glisser sur ma soie
Il me parle en langue morte
Un frisson pas de peur —
La nuit tutoie sans gêne
ce que je cache au soleil
Je n’ai plus de visage juste un contour qui boit deux soupirs
Mes pas — la terre La nuit me parle en langue obscure.
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